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Marylin Monroe, (suite)

Marylin Monroe, (suite)

MARYLIN.....MARYLIN (suite)

 

elle fait comprendre qu’elle voulait convertir le monde, qu’elle voulait mettre le président des USA dans le monde(telle est la cause de bévue en parlant de son beau père devant le Président des USA)
dans le monde de l’enfance, le monde la joie, le monde de la simplicité, le monde où toute peur de la femme et de l’homme prisonnier de leur image, aurait été exclue, le monde où la peur de la perte ne serait qu’une évolution paisible...un simple passage vers la vie, vers la mort. 
Elle s’interrompt

L’exaltation retombe

le juge écoute prend des notes dans le fauteuil
mais il ne parle pas, il ne parlera pas, il ne bougera pas
il est incapable d’aimer, de désirer
Il est raison
Nous sommes raison

alors 
elle chante
elle essaye de s’échapper à ce tourbillon
les affiches, la célébrité
le père, son père, 
et la voix méchante
de la bourgeoise, de la raison, des mortes vivantes, des morts vivants, des enfermés, des “misfits”
reprend “débarrassez le plancher”
“débarrassez le plancher”
“débarrassez le plancher”
“débarrassez le plancher”

Le dernier acte
Un long silence
Elle ne chante plus
Le Juge continue de prendre des notes
Il cesse de prendre des notes
Le corps de Marylin plie
sa bouche
ses seins
s’immobilisent définitivement?
elle est immobile
déjà presque morte

“les enfants changent en grandissant, vous devenez amer”


le fauteuil est vide, désormais, vide
“je suis fière des positions de mon mari et je les soutiendrai jusqu’au bout”

c’est fini
le monde 

“finie”
“on n’entendra plus jamais parler de vous”

elle se coule dans le fauteuil
s’étire
se rassure 
s’apaise
Elle trouve une fin logique
“au moins j’en aurais fait l’expérience mais ce n’est pas là ce que je vis”

Elle
va peut être fondre
en larmes.
au même moment, au même instant
parmi les bruits confus de la ville
entre les sirènes, les pas pressés, retentissent
les voix joyeuses des éboueurs répétant comme une mélopée éternelle le nom de Marylin Monroe


 

 

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